Covid-19 : à l’origine d’un dysfonctionnement érectile ?

Le témoignage récent d’un homme américain touché par le Covid-19 a mis en lumière certains de ses effets secondaires. Des études ainsi que certains professionnels de santé, à l’image du Dr   Jean-Pierre Giolitto, ont en effet confirmé que le virus peut dans certains cas entraîner un dysfonctionnement érectile. Explications.

Troubles érectiles et diminution de la taille du pénis après une forme grave de Covid-19

Un homme a récemment fait part de son témoignage dans un podcast du média américain « How To Do It » : « en juillet de l’année dernière, j’ai contracté le Covid et j’étais très malade. Quand je suis sorti de l’hôpital, j’ai eu des problèmes de dysfonction érectile. Ce problème s’est progressivement amélioré après traitement mais il y a un effet qui persiste : mon pénis a rétréci de près de 4 cm ».

Un spécialiste de la santé des hommes et urologue à l’Albany Medical College, Charles Welliver, est intervenu dans ce même podcast afin de confirmer le lien entre le virus et la dysfonction érectile mais aussi la diminution de la taille du pénis.

Un afflux sanguin insuffisant pour provoquer une érection

Une publication de mai 2021 du The World Journal of Men’s Health avait d’ores et déjà mis en lumière la relation entre l’infection au Covid-19 et le pénis. Le virus aurait en effet un impact sur la vasodilatation : l’afflux sanguin serait dans certains cas insuffisant pour provoquer une érection. L’altération de la fonction érectile après avoir été infecté par le Covid-19 est ainsi une réalité.

En outre, une étude publiée en 2021 dans la revue médicale The Lancet a étudié plus de 3 700 personnes atteintes de Covid long. Au sein de cet échantillon, les scientifiques ont identifié plus de 200 symptômes potentiels détectés sur tout le corps, dont la « diminution de la taille des testicules / pénis ». De plus, un article publié dans Slate par l’urologue Aaron Spitz a également listé plusieurs des effets néfastes du virus sur le pénis. Il fait entre autres mention de près de 5 % d’hommes atteints par une forme grave de la maladie qui ont vu baisser le nombre de leurs spermatozoïdes ou leur capacité d’érection.