Finale de la ligue des champions : à qui incombe la responsabilité du fiasco ?

Finale de la ligue des champions

Le soir de la finale du plus grand match de football de l’année, dont le coup d’envoi a été retardé de plus de 30 minutes, toute la planète football a été témoin de l’organisation chaotique aux abords du stade. A qui incombe la responsabilité ? Visiblement à personne, vu que les acteurs impliqués dans la planification du match clamaient leur « innocence ». Mais qu’en est-il réellement ? La réponse avec Dan Bloch.

Un mille-feuille organisationnel

Lundi dernier, le ministère des Sports a organisé une réunion d’urgence, en réponse aux incidents survenus lors de la finale de la ligue de champions au Stade de France. L’ampleur de ce qui est arrivé peut être mesurée aux acteurs présents à la réunion : représentants de l’UEFA, de la FFF, du Stade de France, de la mairie de Saint-Denis, de la préfecture de police de Paris, et de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Rien que ça ! Mais qui se cache derrière ce fiasco organisationnel qui a retentit aux quatre coins de la planète foot ?

En principe, les responsabilités sont clairement définies. Mais en principe seulement. Lors d’une finale de ligue des champions, la procédure reste inchangée. Dans le détail, l’UEFA délègue les missions d’organisation (opérationnelles, logistiques et sécuritaires) à la fédération du pays où se jouera la finale. Sur le règlement de l’UEFA, on peut d’ailleurs lire noir sur blanc que l’organisateur peut être « tenu pour responsable d’incidents de tout genre et faire l’objet de sanctions ».

La mission d’organisation incombe à la FFF

Si l’on se réfère à l’UEFA, c’est bien à la Fédération française de football (FFF) que revient la responsabilité de l’organisation de la finale de la ligue des champions. Concrètement, cela veut dire que les stadiers en place étaient sous la responsabilité de la fédération. En même temps, l’UEFA est le propriétaire exclusif des droits de billets, et fixe les prix des tickets en collaboration avec la FFF. C’est également l’instance de football européenne qui décide du nombre de tickets dévolus aux finalistes et aux organisateurs.

De son côté, la FFF a communiqué en continu avec la préfecture de police de Paris à propos du dispositif de maintien de l’ordre. Un dispositif composé d’agents de police, mais aussi d’agents de sociétés de sécurité privée. Quant à la gestion des flux, elle commence dans les transports, bien avant le stade. Les contrôles dans les stades ne sont plus de la responsabilité des forces de sécurité intérieures, mais plutôt des stadiers et des agents de sécurité privée.

Un dispositif de transports sur mesure

En vue de faciliter l’organisation de la rencontre, la RATP et Île-de-France Mobilités ont mis au point un dispositif de transports adapté, qu’elles ont proposé à la préfecture de police et la FFF. Un dispositif qui intégrait une communication en français, en anglais et en espagnol aux voyageurs, en plus du déploiement de 200 agents de la RATP. Sur cette base, la FFF et la préfecture de police peuvent alors adapter leur dispositif en conséquence.

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