Tout savoir sur le microscope médical

Le microscope fait partie des instruments incontournables dans le domaine médical. Il permet d’examiner et d’observer des objets trop petits grâce à un système de grossissement. Issu des termes grecs « mikros » (petit) et « skopeo » (qui regarde), le microscope est apparu dès la fin du XIIIe siècle et a depuis nettement évolué. Fouad Bouchta, Directeur Général de Reacting, entreprise spécialisée depuis 20 ans dans la santé, la science et la recherche médicale, nous présente dans cet article tout ce qu’il faut savoir sur cet instrument d’optique.

Les champs d’action d’un microscope

Comme nous l’explique Fouad Bouchta, le microscope est utilisé dans divers secteurs du domaine de la santé. Il permet ainsi d’effectuer des examens médicaux et échantillons en laboratoire, afin notamment de détecter des agents pathogènes, comme des bactéries, des microbes ou tout autre micro-organisme.

Le microscope est également un accessoire utile en biologie, pour étudier les constitutions et développement cellulaires, mais aussi dans l’industrie pharmaceutique pour contrôler la qualité des produits, dans la médecine légale pour analyser des indices retrouvés par la police scientifique afin de présenter des preuves tangibles devant les tribunaux. La recherche et l’enseignement se servent également de microscopes, notamment pour la réalisation de travaux pratiques.

Les différents types de microscopes disponibles

Il existe principalement trois types de microscopes, à savoir :

  • Les microscopes optiques sont équipés de lentilles optiques, permettant des grossissements de 1 000 x. Les lentilles contrôlent le faisceau lumineux pour éclairer l’échantillon et former l’image. Ces microscopes possèdent plusieurs paramètres qui peuvent être modifiés, comme notamment le type d’éclairage, la polarisation, le filtrage spectral et spatial. Ils peuvent en outre être modifiés pour avoir différentes techniques d’observation ;
  • Les microscopes électroniques fonctionnent grâce à un faisceau d’électrons, et ont un grossissement plus important que les modèles optiques (jusqu’à 2 millions de fois). Ils peuvent être en transmission (TEM) ou à balayage (SEM) ;
  • Les microscopes à sonde locale fonctionnent  avec une sonde qui détermine la topographie de la surface d’un échantillon. La résolution spatiale peut, avec ce modèle de microscope, atteindre l’échelle atomique. On retrouve d’ailleurs des microscopes à force atomique (AFM) ou des microscopes à champ proche (SNOM).

Les accessoires à ajouter à un microscope

Il est par ailleurs tout à fait possible d’équiper un microscope de plusieurs accessoires. Vous pouvez ainsi, selon votre domaine d’application, opter pour :

  • Une caméra, qui est montée sur l’objectif, et permet de réaliser des clichés des échantillons analysés ;
  • Des écrans, qui facilitent et optimisent l’observation grâce à un affichage en temps réel de ce qui est observé au microscope ;
  • Un système de discussion, qui divise le faisceau pour l’afficher dans deux objectifs distincts, système grâce auquel deux utilisateurs peuvent observer simultanément ;
  • Des numériseurs de lames, afin de scanner l’échantillon observé pour ensuite traiter informatiquement les données recueillies ;
  • Un zoom, pour grossir en continu l’échantillon observé ;
  • Un système de motorisation, utilisé pour le déplacement du porte-objectifs.

Ces options et accessoires peuvent être particulièrement utiles, tout dépend de l’utilisation faite et des besoins.